La couche limite atmosphérique (CLA) constitue l'interface entre la surface et l'atmosphère libre. C'est la partie inférieure de l'atmosphère qui est sous l'influence directe des processus terrestres. Son extension verticale va de la surface à quelques centaines de mètres d'altitude et dépend directement de tous les paramêtres météorologiques (vent, température, humidité, insolation), mais aussi de la topographie et du type d'environnement (océan, continental rural ou urbain). L'amplitude de cette extension va guider la dispersion des aérosols, notamment en milieu urbain dans le cas des polluants atmosphériques.
L'accroissement de plus en plus important de la pollution est devenu aujourd'hui un des principaux problèmes de la vie en milieu urbain. Son origine est anthropique (circulation automobile, usines...) et à défaut de pouvoir éliminer rapidement sa cause, il semble indispensable de bien comprendre les phénomènes qui conduisent à son accumulation excessive afin d'essayer d'en controler les effets. Cette compréhension ne pourra se faire que par une étude précise de la couche limite urbaine.
Dans le cadre de cette étude, notre attention s'est portée sur la CLA urbaine en région Parisienne. Ce milieu a jusqu'à présent peu fait l'objet d'études, ce qui a conduit à la mise en place de la première campagne de mesures : la campagne ECLAP, fruit d'une collaboration entre le CNRS et EDF, pour la caractérisation des processus dynamique et thermique, par l'expérimentation et la simulation numérique. |