Three essays on corporate social responsibility, business politicians and corruption

Résumé : Qu'est-ce que la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) et peut-elle être induite par la demande ? Le fait de fournir un bien public est-il rentable pour les entreprises ou ces biens devraient-ils être exclusivement fournis par l’État ? Les produits verts sont-ils excessivement chers et devraient-ils être taxés ? Une fois la taxe imposée, qui seront les bénéficiaires et qui paiera effectivement la taxe ? En quoi les résultats dépendent-ils de la complémentarité ou substituabilité entre l'investissement en RSE en question et le bien public fourni par l’État ? Le chapitre 1 de cette dissertation répond à ces questions et crée un cadre conceptuel pour approfondir l'analyse, dans les chapitres suivants, de la RSE en tant que pratique désirable par laquelle les entreprises fournissent un bien public à côté du bien privé qu'elles produisent. Une des questions qui émergent de l'analyse est le besoin d'identifier et d'explorer une nouvelle forme de dichotomie qui est l'arbitrage entre la fourniture du bien public par le marché via la RSE et sa fourniture à travers l’État. Cette question est très intéressante dans le cas des pays en développement, mais aussi des pays développés, où les entreprises ont des liens politiques importants. Le chapitre 2 montre que les entreprises ayant des liens politiques - ou, dans le cas extrême, les hommes d'affaire-politiciens - sont en mesure d'influencer le gouvernement pour réduire le niveau de bien public qu'il fournit afin de maximiser le rendement réputationnel de leur investissement en RSE. Le mécanisme est le suivant. Un niveau de bien public insuffisant fourni par l'Etat offre des gains politiques importants pour les firmes qui contribuent à ce bien à travers leurs activités de RSE pour corriger la défaillance de l’État. Les consommateurs se méfient alors des vraies motivations des entreprises derrière ces activités, elles pourraient résulter de leur bienfaisance mais aussi de leur cupidité politique. Toutefois, comme toutes les entreprises, y compris les plus bienfaisantes et les plus opportunistes, participent, le fait qu'affaires et politique interfèrent ne détériore pas la réputation des participants à la RSE puisque ces gains politiques sont tellement importants que tout le monde s'y engage. La corruption devient socialement acceptable dans le sens où elle n'est pas sanctionnée en termes de réputation. Le chapitre 3 fournit une explication stratégique du phénomène de la corruption devenant épidémique dans une économie. Il explique pourquoi la corruption, sous forme de prise de pot-de-vin, peut se répandre entre les différentes agences du gouvernement sous le simple effet de l'interdépendance de leurs efforts.
Type de document :
Thèse
Economies and finances. Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, 2015. English. 〈NNT : 2015PA010021〉
Liste complète des métadonnées

Littérature citée [116 références]  Voir  Masquer  Télécharger

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01663097
Contributeur : Abes Star <>
Soumis le : mercredi 13 décembre 2017 - 16:57:06
Dernière modification le : jeudi 11 janvier 2018 - 06:20:33

Fichier

KASSAB.pdf
Version validée par le jury (STAR)

Identifiants

  • HAL Id : tel-01663097, version 1

Collections

Citation

Dina Mohamed Kamal Kassab. Three essays on corporate social responsibility, business politicians and corruption. Economies and finances. Université Panthéon-Sorbonne - Paris I, 2015. English. 〈NNT : 2015PA010021〉. 〈tel-01663097〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

88

Téléchargements de fichiers

7