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PPM Publications

[hal-02636092] Eradications simultanées du rat noir (Rattus rattus) et des griffes de sorcière (Carpobrotus spp.) sur l’île de Bagaud (Parc National de Port-Cros, Provence, France) : résultats préliminaires des conséquences sur les communautés d’arthropodes  (28/05/2020)   Moins
Les invasions biologiques sont reconnues comme l’une des principales menaces pour la conservation de la biodiversité, et de nombreux travaux ont été conduits à travers la planète pour restaurer la biodiversité insulaire par des programmes d’éradication d’espèces invasives. Cependant, peu d’études scientifiques post-éradication ont été conduites notamment pour l’évaluation de la biodiversité des communautés d’Arthropodes. L’île de Bagaud, située dans l’archipel des îles d’Hyères (Var, France), est une réserve intégrale du Parc national de Port-Cros (PNPC) qui a notamment été soumise à deux perturbations majeures d’origine anthropique au cours des derniers siècles : l’invasion du Rat noir (Rattus rattus) et celle des Griffes de sorcière (Carpobrotus spp.). Ces espèces allochtones engendrent des effets particulièrement néfastes sur la flore et la faune des écosystèmes insulaires méditerranéens, notamment sur les Arthropodes. Le PNPC a ainsi lancé un programme décennal de restauration écologique qui implique l’éradication de ces deux taxons invasifs. La communauté des Arthropodes de l’île a fait l’objet d’un état initial au printemps 2011, les éradications ont été effectuées entre septembre 2011 et janvier 2013, et la première campagne d’échantillonnage post-éradication a été réalisée au printemps 2013. L’échantillonnage de la faune épigée a été réalisé au moyen de quatre transects fixes de pièges Barber répartis dans différents milieux écologiques de l’île. Cette première étude post-éradication révèle une augmentation de l’abondance des Arthropodes piégés entre 2011 (4868 individus dans 74 pièges) et 2013 (6892, n = 60). Les effectifs moyens par piège augmentent significativement dans les zones où les Carpobrotus spp. ont été arrachés, mais chutent dans la zone de maquis qui abritait une forte densité de R. rattus. La richesse spécifique reste globalement stable (220 morpho-espèces en 2011, 216 en 2013), cependant les communautés de décomposeurs explosent a contrario des populations de prédateurs. Les suivis doivent être poursuivis afin de mieux déterminer les impacts directs et indirects à long terme de ces éradications s’exerçant sur la biodiversité des communautés d’Arthropodes de l’île.

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