343 articles  [english version]
Fiche détaillée Thèses
Université Rennes 2 Université Européenne de Bretagne (18/12/2009), Francis Favereau (Dir.)
Liste des fichiers attachés à ce document : 
PDF
theseLeRuyet.pdf(3.2 MB)
ANNEX
theseLeRuyetResume.pdf(367.6 KB)
Komz, liamm ha norm : kelenn ar brezhoneg : prezantet e stern peder reolenn-sanañ ewid brezhoneg ar skolioù
Jean-Claude Le Ruyet1

Cette thèse est une étude sur les quatre règles de base qui pourraient constituer un corpus cohérent pour l'enseignement du breton. Les trois premières, concernant les mots en eux-mêmes, sont présentées dans le premier volume : accent tonique, longueur sous l'accent et dévoisement de la consonne en finale absolue. La proposition d'un accent unique standard est la clef réaliste qui permet de donner cohérence à l'ensemble. Le second volume traite des phénomènes de sandhi. Après une large enquête menée dans les écoles bilingues du CE2 au Lycée, de Mai 2007 à Avril 2008, on constate une pénétration importante du modèle français dans la prononciation scolaire. Sont mis en évidence plusieurs points faibles de l'enseignement du breton : 1) plus de 50% des ouvrages répertoriés ne mentionnent pas la question des liaisons, fonctionnant pourtant le plus souvent à l'inverse du français. 2) Ce qui intervient pour beaucoup dans l'extension des liaisons “à la française” chez les apprenants, est la différence faite à la finale, depuis 1901, entre les substantifs et les autres espèces de mots. Cette décision, qui ne tenait pas compte de l'existence de deux sortes de suffixes en breton, les neutres et les durcissants, entraîne en effet une multiplication artificielle des consonnes sourdes visuelles en finales. On peut mesurer aujourd'hui les conséquences de cette décision sur le terrain. 3) Outre son impact sur les liaisons compte-tenu de l'effet Buben, la décision de 1901, reconduite jusqu'à l'accord orthographique de 1941, désorganise aussi le décodage de la longueur de la voyelle sous l'accent dans bon nombre de mots, autres que les substantifs. La thèse pose donc clairement la question de la pertinence de cette règle vieille de plus d'un siècle, à l'heure où l'enseignement du breton tente de se structurer
1 :  CRBC - Centre de recherche bretonne et celtique
accent tonique – breton – effet Buben – liaisons – modèle – normes – prononciation

Speech, liaison and standards : study presented in a corpus of four rules for the pronunciation of Breton in schools
This thesis is a study of the four basic rules which could be considered as a comprehensive corpus to be used in the teaching of the Breton language. The first three which apply to whole words are presented in the first part of the thesis, and they deal with tonic accent, length of the stressed vowel and devoicing of the absolute final consonant. The proposition that there is a unique standard accent is the realistic key which gives overall coherence. The second part deals with sandhi. Following an extensive survey carried out in bilingual schools from CE2 (year 4) to the end of secondary schooling, from May 2007 to April 2008, one notices a strong influence of the French language on Breton speaking in schools. Several weak points of Breton teaching in schools are apparent : 1) more than 50% of the listed books do not mention the issue of liaisons which work more often than not in a completely different way to the French language. 2) What plays an important part in the use of French style liaisons by the learners, is the difference between nouns and other types of words, which has been applied to the final consonant since 1901. This decision, which did not take into account the existence of two sorts of suffixes in Breton, namely neutral ones and devoicing ones, is responsible for an artificial growth of visual final unvoiced consonants. Today, according to the Buben effect, one can measure the result of this decision wherever Breton teaching takes place. 3) Apart from its impact on liaisons, the 1901 decision which was maintained until the spelling agreement in 1941, also affects the decoding of stressed vowel length in a good number of words, excluding nouns. This thesis therefore clearly raises the question of the relevance of this century old rule, at a time when attemps are being made to bring more structure to the teaching of Breton
tonic accent – Breton – Buben effect – liaisons – model – standards – pronunciation