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" Caius Lucretius [...], marchand de couleurs de la rue des fabricants de courroies ". Réflexions critiques sur les concentrations de métiers à Rome
Nicolas Monteix1, 2

En dépit d'une absence chronique de définition, l'idée de regroupement topographique est très forte dans les études récentes sur les espaces de production du monde romain. Initialement développée à partir de l'exemple de l'Vrbs, et reposant sur des indices topographiques majoritairement transmis par l'épigraphie funéraire, cette théorie s'est progressivement étendue au reste de l'empire jusqu'à donner naissance à la notion de " quartier artisanal ", qui suppose que certaines portions de l'espace urbain étaient vouées à la seule fonction productive. Après un détour par les concepts de la géographie urbaine, une analyse critique des mentions de localisation dans les inscriptions d'hommes de métier à Rome est développée. Avec un corpus de 138 inscriptions, certaines redondances de formulation permettent de proposer une hypothèse sur les raisons qui ont amené ces praticiens à indiquer leur lieu d'exercice dans leur épitaphe. Si une idée de " quartier " doit être maintenue, elle ne saurait se distinguer de l'espace vécu, incluant l'ensemble du paysage urbain. Pour le domaine des activités économiques, seule la notion de concentration paraît opératoire, bien qu'elle ne constitue qu'un constat initial et non une interprétation en soi.
1 :  GRHIS - Groupe de Recherche en Histoire
2 :  CCJAMA - Centre Camille Jullian - Archéologie méditerranéenne et africaine
Topographie urbaine – Rome - Antiquité – artisanat antique