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Fiche détaillée Communications sans actes
Congrès de la Société québécoise de Science politique, Ottawa : Canada (2009)
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Un dispositif socio-technique à la loupe : genèse et banalisation de la vidéosurveillance dans trois villes françaises
Anne-Cécile Douillet1, Laurence Dumoulin1, 2, Séverine Germain3

Dans cette communication, nous essayons d'apporter des conclusions précises quant aux mécanismes qui président à la genèse et la généralisation du recours à la vidéosurveillance comme outil d'action publique. Ces mécanismes, qui relèvent de dynamiques locales et nationales, sont au nombre de trois. Au processus d'intéressement de nouveaux soutiens à l'outil se combinent des dynamiques de mimétisme institutionnel et des incitations financières du Gouvernement. Le développement de la vidéosurveillance s'appuie aussi sur des modes de légitimation spécifiques, qui reposent notamment sur une diversification de ses usages, qui permet la coexistence d'arguments justificatifs multiples au sein du réseau de ses utilisateurs. Ce n'est pas tant l'efficacité - limitée - de la vidéosurveillance qui en assure la promotion que la flexibilité des usages qu'elle offre. L'utilité sociale perçue de l'objet, parce qu'elle est multiple, autorise l'enrôlement de soutiens au-delà du cercle premier de ses promoteurs.
1 :  PACTE - Politiques publiques, ACtion politique, TErritoires
2 :  ISP - Institut des Sciences sociales du Politique
3 :  CICC
vidéosurveillance – politiques locales – sécurité – usages – sociologie – théorie de l'acteur-réseau