| Dans la plupart des analyses théoriques consacrées à l'étude de la congestion routière, les usagers sont contraints d'emprunter un itinéraire unique. L'objectif de notre papier est, tout d'abord, de généraliser l'approche de Arnott et al. (1990b) en introduisant un deuxième itinéraire dans l'analyse, puis de tester expérimentalement le modèle développé. Le résultat théorique propose une répartition des usagers par groupe. Le nombre d'usagers par groupe est égal à la capacité d'absorption de l'itinéraire considéré. La répartition entre les itinéraires dépend du prix du péage d'infrastructure (élevé ou faible). Les prédictions théoriques sont réfutées par les résultats expérimentaux : les sujets parviennent à se coordonner de manière à un éviter un coût de transport prohibitif lié à une congestion importante mais ne suivent pas la répartition théorique, et le prix du péage influence significativement le choix d'itinéraire. De plus, l'impact du niveau de congestion passé sur les décisions de changement d'heure de départ et d'itinéraire est réduit par le niveau du péage d'infrastructure. |