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Fiche détaillée Thèses
Université Panthéon-Sorbonne - Paris I (18/12/2002), Charles Le Coeur (Dir.)
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Rythmes de construction et de destruction des édifices volcaniques de point chaud : l'exemple des Iles Canaries (Espagne)
Raphael Paris1

Les alignements d'îles nées d'un point chaud sont le dispositif idéal pour étudier l'évolution d'un relief volcanique sur le long-terme et suivant des stades caractéristiques (Hawaï, Société). Notre travail aborde cette problématique sous l'angle des rythmes de construction et de destruction. Le site des Iles Canaries est privilégié car la lenteur de déplacement de la plaque africaine et un point chaud composite prolongent les effets du volcanisme dans le temps (20-25 Ma), multipliant ainsi les repères chronologiques et morphologiques. Corrélés à ces particularités géodynamiques, les rythmes de construction volcanique sont estimés en couplant les datations K-Ar et les mesures du paléomagnétisme rémanent. Lors des premiers stades de construction (stade bouclier), la destruction se manifeste surtout par des déstabilisations instantanées et massives, impliquant plusieurs dizaines de km³. Ces évènements ont des conséquences directes (cicatrices, avalanches de débris, tsunamis), mais conditionnent aussi en partie l'évolution volcanique et morphologique ultérieure des îles. Nous avons élaboré une base de données morphométrique de 122 barrancos et amphithéâtres d'érosion. Les vitesses d'érosion sur le long-terme (vitesses d'incision linéaire et vitesses de recul des versants des barrancos), particulièrement importantes lors des phases de régénérescence volcanique, et les taux de sédimentation sous-marine sont principalement dépendants des rythmes, de la répartition spatiale et des dynamismes de construction volcanique, et de la récurrence des déstabilisations massives. La méthodologie développée ici aux Iles Canaries est applicable aux autres archipels de point chaud.
1 :  LMV - Laboratoire Magmas et Volcans
Géomorphologie – point chaud – érosion – volcanisme – Canaries – îles

Construction and destruction rates of hotspot volcanic islands: the Canary islands example (Spain)
Hotspot-induced lineaments of islands represent an opportunity to study the long-term evolution of volcanic landforms, following volcanic and morphological stages (Hawaii, Society). This work focus on the construction and destruction rates of hotspot volcanic islands. The Canary Islands are selected because the slow-moving African plate and a composite mantle plume extend the duration of volcanism (20-25 Ma), providing a broad variety of chronological and morphological markers. The methodology to assess construction rates is based on the correlation of K-Ar ages with remnant paleomagnetic polarities. During the first stages (shield stage), the destruction is mostly represented by massive and instantaneous failures, involving about tens of km³. These events have immediate consequences (scarps, debris avalanches, tsunamis), but they also influence the further volcanic and morphological evolution of the islands. We have built a morphometric database of 122 barrancos and erosion amphitheatre. Long-term erosion rates (vertical incision rates and back-weathering of barrancos), particularly high during the rejuvenated stages, and submarine sedimentation rates mainly depend on the dynamics, spatial distribution and rates of volcanic construction, and on the recurrence of the massive failures. This methodology, developed in the Canary Islands, could be enlarged to others hotspot archipelagos.