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Fiche détaillée Thèses
Université Pierre et Marie Curie - Paris VI (25/06/1990), Jean-Paul Benzecri (Dir.)
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Estimations-historiques-eclats-etoiles-brillantes-OLV-1990.pdf(2.7 MB)
Contribution à l'étude des estimations historiques des éclats des étoiles brillantes par des analyses multidimensionnelles
Olivier Las Vergnas1, 2

Les étoiles brillantes ont-elles des variations séculaires d'éclat ? Bien que plusieurs astronomes aient étudié ce sujet au cours des siècles écoulés, aucune réponse satisfaisante n'y a été donnée. Il y a un siècle, C. Flammarion rassembla les anciennes estimations et les publia dans son ouvrage Les étoiles et les curiosités du ciel. Il était évident de son point de vue qu'un grand nombre d'étoiles avaient eu des variations séculaires. Pickering (1895) et Zinner (1926) publièrent deux autres compilations de catalogues. Ils ne partageaient pas le point de vue de Flammarion, mais ne purent interpréter l'information contenue dans les données. Il n'y a pas eu d'étude plus récente sur ce sujet. De nouvelles méthodes d'analyse -comme l'analyse factorielle des correspondances- ont été créées ces dernières années, qui permettent d'étudier de manière approfondie de grands tableaux de données. La finalité du travail présenté ici est de voir si ces méthodes peuvent nous aider à résoudre ce problème des variations séculaires. La compilation des catalogues originaux permet de constituer un tableau de données intégrant des éléments "signatures" des diverses causes susceptibles d'expliquer les écarts d'éclats (des causes astrophysiques à la non-fiabilité des données). Plusieurs analyses factorielles, utilisant des codages spécifiques des données, comme "l'écart aux valeurs attendues" ou le "codage flou en magnitude entière", créés pour limiter les différences de notations entre les observateurs sont effectuées. Il n'en ressort pas de "signatures" significativement corrélées avec les écarts d'éclats ; en particulier, il n'y a pas d'effet de couleur constaté. Il semble y avoir globalement "mémoire" des éclats d'un catalogue sur l'autre. Seul échape à cette règle, le catalogue de Sir William Herschel, qui est également le seul à contenir des comparaisons d'éclat et non pas des valeurs de magnitude. Cela amène à se demander si il n'aurait pas été protégé de cet effet de "mémoire" à cause de sa différence de notation. Ce travail ne clôt pas la question. Il se termine par la définition de nouvelles analyses à mettre en place : pour tirer des conclusions astrophysiques, il peut être utile de tester des traitements combinant l'analyse factorielle et l'analyse de Fourier. De tels traitements permettront de se débarasser de l'information de phase et d'effectuer des études de corrélation de périodes.
1 :  LSM - Laboratoire de statistique multidimensionnelle
2 :  OP - Observatoire de Paris - Site de Paris
étoiles variables – analyse des correspondances – variations séculaires – étoiles brillantes – catalogues d'étoiles
http://www.sudoc.fr/044069170

Contribution in the study of historical brightness estimates of bright stars using multivariate analysis
Do bright stars have secular brightness variations ? Although this problem has been studied by some astronomers during the last centuries, no serious answer has been given to it. A hundred years ago, C. Flammarion collected old stars brightness estimates and published them in his book Les étoiles et les curiosités du ciel. It was obvious to him that a great number of stars had secular variations. Pickering (1895) and Zinner (1926) published two other compilations of catalogues. They did not agree with Flammarion's opinion, but they were not really able to analyze the amount of genuine information the old data contained. No other study has been published since then. New data analysis methods have been created in the last years, such as Correspondence Factorial Analysis, that allow further studies of large data tables. The aim of the work here presented is to appraise whether those methods can help to progress in this secular variations problem. The use of original sources allows to build a table of data integrating "signatures" of suspected causes for the magnitude différences (from astrophysical causes to data reliability problems). Factorial analyses of this table have be performed, thanks to new data coding methods, as "differences with expected values" coding or "unsharpened" coding, created to get rid of notation differences between observers. It is not possible to find significatively correlated "signatures" and expected effects, such as color observers' equations, are not visible. It seems that there is a kind of global brightness "memory", from one catalogue to an other, except for Sir William Herschel's catalogue which is also the only one to give brightness comparison and not magnitudes values. Perhaps has it been protected from this "memory" effect by this notation difference ? This work does not pretend to close the debate about secular variations. It ends with the description of the further inquiries that are to be done : in order to draw astrophysical conclusions, it can be then useful to test some statistical treatment combining factorial and Fourier analyses. Such treatment could allow to get rid of phase information and open the way for periods correlation studies.
variable stars – correspondance analysis – bright stars – star catalogues – secular variations

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