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Université de Bretagne occidentale - Brest (08/10/2010), Christophe Claramunt (Dir.)
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leyaouanc-these-light.pdf(9.4 MB)
Formalisation de la description d'un environnement naturel. Application à la géo-localisation d'un individu
Jean-Marie Le Yaouanc1

Les récents outils dédiés aux Sciences de l'Information Géographique s'attachent principalement à visualiser, analyser voire interpréter une information dite quantitative, c'est-à-dire issue de données cartographiques. Malgré une utilisation exponentielle voire quotidienne de ces systèmes, ces derniers ne correspondent pas à la manière dont un individu perçoit l'espace. Le mécanisme de perception spatiale est en effet dépendant de nos propres connaissances, du contexte ou de la tâche à réaliser. Il entraîne une représentation cognitive de l'environnement qui est caractérisée par une absence de formalisation des concepts manipulés. Cette représentation n'est pas une reproduction fidèle de la réalité, mais un assemblage d'objets aux formes et aux échelles exagérées qui est structuré par des relations spatiales approximatives. Ce travail est né du paradoxe suivant : comment peut-on utiliser des systèmes informatiques dont les fondements reposent sur des données quantitatives, alors que la perception de l'espace et son expression par le langage naturel sont par définition absentes de toute formalisation, et ainsi très éloignées de la précision métrique recherchée par les outils géo-informatiques actuels ? L'objectif de cette thèse consiste à associer une représentation cognitive issue de la perception d'un environnement naturel, aux données quantitatives provenant d'une base de données géographiques. Le scénario associé à cette approche s'attache à identifier les positions géographiques d'un individu à partir de la description de ses environs : un randonneur ou un pêcheur perdu ne disposant pas d'outil de géo-positionnement, décrit de manière spontanée son environnement à un interlocuteur qui s'appuie sur les propositions d'un système informatique pour le localiser. Une modélisation de la description linguistique puis de la scène environnementale perçue est proposée. Cette "carte conceptuelle" est contrainte par quatre espaces de proximité et deux à quatre cônes directionnels qui ordonnent et orientent les objets perçus par rapport à la position fixe de l'individu. Une telle représentation ne permet cependant pas de distinguer les entités saillantes, des entités ne favorisant pas le géo-positionnement de l'observateur. Nous avons donc proposé deux critères de saillance linguistique et spatiale fondés sur un algorithme de renforcement mutuel. Les positions géographiques possibles de l'individu sont alors calculées à partir de l'interprétation de la configuration spatiale fournie par la carte conceptuelle. Les zones de visibilité des objets perçus sont calculées puis les relations spatiales sont interprétées sous la forme de contraintes spatiales. Chaque nouvelle contrainte réduit au fur et à mesure l'espace solution, et le résultat exploitable pour lancer les opérations de recherche de l'individu est fourni par l'intersection des différentes régions.
1:  IRENAV - Institut de Recherche de l'Ecole Navale (EA 3634)
Connaissances – Modèles Cognitifs – Saillance – Contraintes spatiales – Sciences de l'Information Géographique
http://www.yaou.org/documents/leyaouanc-these-light.pdf

A semantic and language-based representation of an environmental scene. A support for the geo-positionning of an individual
Early models of Geographical Information Systems (GIS) have been deeply influenced by quantitative models and geometric representations of space. Despite the interest of these approaches for cartographical applications, they do not completely reflect the way a human being perceives and describes his environment since he preferably stores and processes qualitative information. The study of cognitive processes has raised fundamental issues such as how spatial knowledge is acquired by human beings, and to which degree the language people manipulate affects their ability to interact effectively with spatial information. First results have particularly reported that the modelling of space is a cognitive activity that still requires appropriate spatial representations. We have provided a structural categorization for descriptions that result from the perception of a scenery. The model illustrates the spatial, relational and semantic constructs that emerge from these descriptions. It helps for the identification of the described sceneries and is a support for cross-cultural studies. The model is extended by a salience-based approach that reflects the particularities of the entities identified, such as their linguistic properties and their spatial characteristics.

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