login
english version rss feed
Detailed view PhD thesis
Université François Rabelais - Tours (20/10/2009), Claude CHEVRIER (Dir.)
Attached file list to this document: 
PDF
These_Lebreton.pdf(2.2 MB)
Stratégies de ponte en situation de compétition chez une guêpe parasitoïde
Sébastien Lebreton1

Les insectes parasitoïdes effectuent leur développement aux dépens d'un autre organisme, un hôte. La qualité des hôtes va directement influencer le développement et la survie des parasitoïdes. Le nombre de descendants produits par les femelles dépend donc de leur capacité à localiser les hôtes et à déterminer leur qualité. Aussi, lorsqu'elles sont en situation de compétition et que les hôtes en question se trouvent être en quantité limitée, elles devront adapter leurs stratégies de ponte de manière à maximiser leur succès reproducteur. L'objectif de cette thèse est d'étudier les stratégies de ponte des femelles d'une espèce de parasitoïde solitaire, Anisopteromalus calandrae en situation de compétition intraspécifique. Chez les espèces solitaires, en partie à cause de combats larvaires mortels, un seul adulte pourra émerger d'un hôte donné, et ce, quel que soit le nombre d'oeufs initialement pondus. Nous nous sommes intéressés à ces combats en étudiant les facteurs biotiques pouvant affecter leur issue. Chez cette espèce, les larves femelles sont de meilleures compétitrices que ne le sont les mâles. Plus l'intervalle de temps entre deux pontes augmente, plus le deuxième individu pondu risque de se faire éliminer. Ainsi, chez cette espèce, les femelles sont capables de distinguer les différentes catégories d'hôtes auxquelles elles sont confrontées. Premièrement, le choix entre hôtes parasités et non parasités dépend de la stratégie de la femelle, à savoir si elle les utilise pour la ponte ou pour se nourrir. Cette stratégie est elle-même modulée par son état physiologique (âge, réserves nutritives...). Deuxièmement, lorsque les femelles sont confrontées à des hôtes déjà parasités, elles pondent préférentiellement sur ceux récemment parasités, hôtes sur lesquels leurs descendants ont la plus grande probabilité de survivre. L'origine de cette discrimination est dûe à l'évolution du profil cuticulaire de l'hôte au cours du temps après parasitisme. De plus, lorsque les oeufs présents sur les hôtes parasités ont atteint un certain stade de développement, les femelles sont capables de reconnaitre leur sexe. Elles vont ainsi avoir tendance à pondre plus de mâles lorsque des oeufs femelles sont déjà pondus. Toutefois, elles évitent de les pondre directement sur des hôtes déjà parasités par un oeuf femelle, les mâles ayant peu de chances de remporter le combat. L'aspect adaptatif de ces stratégies ainsi que les mécanismes sous-jacents sont discutés.
1:  IRBI - Institut de recherche sur la biologie de l'insecte
Anisopteromalus calandrae – Capacités de discrimination – Combats larvaires – Compromis évolutif – Fitness – Kairomones – Parasitoïdes solitaires – Stratégies de ponte – Tubes alimentaires

Insect parasitoids develop at the expense of other organisms called hosts. Host quality is thus important for parasitoid development and survival. The number of offspring a parasitoid female produce thus depend on her capacity to localize hosts and to determine their qualities. In competition, when hosts become scarce, they are expected to adjust their oviposition strategies in order to maximize their fitness. The main goal of this work is to study the oviposition strategies of a solitary parasitoid, Anisopteromalus calandrae, under intraspecific competition conditions. In solitary species, partly because of lethal larval fights, only one adult can emerged from a given host, whatever the number of eggs initially laid on it. We were thus interested in larval fights by investigating biotic factors affecting their outcomes. Our results show that, in this species, females are better competitors in larval fights. Moreover, the latter the second individual is laid after the first, the more the probability he would be eliminated will be high. Consequently, parasitoid females are able to discriminate the different categories of hosts they are confronted to. Firstly, the choice between parasitized and unparasitized hosts depends on the strategy they employed toward them, that is whether the host is used for oviposition or directly to feed on. Moreover, these strategies are directly linked to the females' physiological state (age, nutritive reserve...). Secondly, when females are confronted to already parasitized hosts, they preferentially select those recently parasitized, i.e., on which their offsprings have the better probability to win the competition. This discrimination is based on modifications of the host's cuticular profile with time after parasitism. Moreover, when eggs present on hosts have reached a certain development stage, females are able to assess their sex. They thus have a tendency to lay more male eggs when female eggs are already laid in the vicinity. Nevertheless, they avoid laying them directly on hosts parasitized by a female egg, because males would have few probabilities to win the competition. Adaptive aspects of these strategies and mechanisms involved are discussed.
Anisopteromalus calandrae – Discrimination capacities – Fitness – Host-feeding – Kairomones – Larval fights – Oviposition strategies – Solitary parasitoids – Trade-off

all articles on CCSd database...
all articles on CCSd database...
all articles on CCSd database...
all articles on CCSd database...
all articles on CCSd database...