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Université d'Auvergne - Clermont-Ferrand I (06/12/2005), Patrick Guillaumont (Dir.)
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These-Frederic_Puech_2006.pdf(1.3 MB)
Analyse des déterminants de la criminalité dans les pays en développement
Frédéric Puech1

Le crime et la violence sont devenus une des principales préoccupations sociales dans
les pays en développement, particulièrement en Amérique Latine. Cette thèse étudie les
déterminants de la violence dans les pays en développement et essaie de comprendre comment
la réduire. Elle en conclut que les inégalités de revenu, la faiblesse de l'éducation et
l'instabilité du revenu sont les principaux facteurs de crime dans les pays en développement.
Le chapitre 1 propose un bilan de la littérature sur les déterminants du crime et présente
un modèle théorique de comportement criminel s'appuyant sur un cadre «beckerien»
et dans lequel le concept de privation relative est introduit. Ce chapitre discute également
de l'impact de l'éducation sur le crime.
A l'aide des techniques d'économétrie spatiale, le chapitre 2 propose des estimations
des déterminants des taux de criminalité. L'échantillon est une coupe transversale de
723 municipalités du Minas Gerais, un Etat brésilien, pour l'année 2000. Les principaux
résultats sont les suivants :
- L'éducation de base réduit de manière significative les crimes contre les personnes
mais pas ceux contre la propriété. Les deux types de crimes sont positivement influencés
par les inégalités de revenu. Cela implique que les politiques visant à réduire
les inégalités de revenu sont nécessaires pour réduire le crime dans cet Etat, de même
que des politiques visant à promouvoir l'éducation de base universelle.
- Il existe une autocorrélation spatiale positive des taux de criminalité municipaux.
Toutefois, les crimes contre la propriété se diffusent plus que ceux contre les personnes.
Cette caractéristique spatiale suggère que la lutte contre le crime doit concerner
aussi bien les périphéries que les centres urbains.
Le chapitre 3 étudie le problème du choix entre l'éducation publique et la police dans
l'optique de lutter contre le crime. L'analyse utilise un modèle d'équilibre général calculable
(EGC) calibré pour le Minas Gerais et incluant deux variables de crime endogènes au
modèle. Les principaux résultats suggèrent que les dépenses publiques d'éducation et de
police ont des effets négatifs comparables sur la violence mais que ces effets sont fortement
dépendants d'autres mesures sociales.
Enfin, le chapitre 4 étudie l'impact de l'instabilité macroéconomique sur la criminalité.
Il est supposé que cette influence provient d'anticipations déçues qui peuvent dans une
certaine mesure générer de la frustration et éventuellement du crime. Cette hypothèse d'un
effet direct de l'instabilité macroéconomique est testée pour les homicides et pour les vols
violents sur un panel de pays développés et en développement pour six périodes de trois
ans couvrant la période 1980-1997. Les résultats suggèrent un effet positif de l'instabilité
macroéconomique passée sur les homicides. L'instabilité accroît également les vols, mais
uniquement dans les pays non membres de l'OCDE, suggérant que l'effet de l'instabilité
dépend de l'environnement institutionnel. Ces résultats ajoutent des arguments en faveur
de politiques visant à réduire la vulnérabilité aux chocs macroéconomiques dans les pays
en développement.
1:  CERDI - Centre d'études et de recherches sur le developpement international
Crime – violence – education – inegalites – privation relative – instabilite macro-economique – modeles EGC – econometrie spatiale – econometrie de panel – Bresil – Minas Gerais

/
Crime and violence has become one of the main social issue in developing countries, particularly in Latin America. This thesis studies the determinants of violence in developing countries and tries to understand how to reduce it. It concludes that vulnerability (inequality, low education, instability of income) has to be reduced in order to make developing countries less violent.
The chapter 1 proposes a review of the theoretical literature on the determinants of crime and presents a theoretical model of criminal behavior, founded on a Beckerian setting, in which the concept of relative deprivation is introduced. This model allows for the possibility of crime committed without any economic motivation. This chapter also discusses the impact of education upon crime.

With the help of spatial econometrics, the chapter 2 proposes estimations of the determinants of crime rates. The sample is a cross-section of the 723 municipalities of Minas Gerais, a Brazilian State, for the year 2000. Main results are as follow:
• Basic education reduces significantly violent crime against persons but not crime against property. Both kind of crime are positively influenced by income inequality. It implies that policies that aim at reducing income inequality are needed to reduce crime in Minas Gerais, as well as are policies promoting universal basic education.
• There exists a significantly positive spatial autocorrelation among municipal crime rates. Moreover, property crime spreads much more than crime against persons. These spatial features of crime suggest that, in order to limit diffusion of property crime, anti-crime policies should concern suburbs in priority.


The chapter 3 studies the issue of the choice between public education and police expenditures when fighting crime. To do so, it uses a computable general equilibrium (CGE) model calibrated for Minas Gerais which includes a specific representation of the labor market, built in order to take into account the presence of involuntary unemployment. Main results suggest that public spending in education and police expenditures have comparable deterrent effects, strongly dependent on other supporting policies. For example raising the minimum wage seems more efficient (to reduce crime) than a simple lump-sum transfer to households.

Finally, the chapter 4 studies the impact of macro-economic instability on crime. It suggests that this influence comes from disappointed anticipations, which, to some extent, generates frustration and possibly crime. This hypothesis of a direct effect of macro instability is tested for homicide and for robbery on a panel of developed and developing countries for six three-year periods from 1980 to 1997. Results suggest a positive effect of previous macro-economic instability on homicide. Instability also increases robbery, but only in non-OECD countries, suggesting that the effect of instability on property crime depends on the institutional environment. These results supplement arguments in favor of policies that aim to reduce macro vulnerability to shocks in developing countries.
Crime – violence – education – inequality – relativedeprivation – macro-economic instability – CGE models – spatialeconometrics – panel econometrics – Brazil – Minas Gerais.

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